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| Cameroun : La gouvernance forestière en zones d’ombre |
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| Écrit par Mutations |
| Mercredi, 22 Septembre 2010 13:47 |
Dans son rapport 2009, le Centre pour l'environnement et le développement dénonce le manque de transparence dans ce secteur.La loi impose que les textes juridiques relatifs à la gestion des forêts soient enregistrés, et insérés au journal officiel en français et en anglais, sur l'ensemble du territoire national. Or, dans la pratique, les principaux documents qui encadrent le secteur forestier au Cameroun ne sont pas connus du grand public. C'est l'une des conclusions du dernier rapport annuel publié par le Centre pour l'environnement et le développement (Ced). Ce rapport établit par ailleurs qu'il existe une certaine opacité dans le classement du domaine privé de l'Etat, les affectations des espaces forestiers, le payement des taxes dont la redevance forestière annuelle (Rfa) ou encore l'attribution des droits d'exploitation des forêts à des fins commerciales. Sur ce dernier point, le rapport produit par le Ced indique par exemple qu' «en l'absence d'informations sur la possibilité annuelle de coupe de l'ensemble des forêts domaniales de production ouvertes à l'exploitation, qui semble ne pas être établie par l'Etat, il existe un risque réel de surexploitation desdites forêts, ou d'abus dans la coupe sélective». Par ailleurs, la liste des titres d'exploitation forestière ouverts à l'appel d'offres public n'est pas assortie d'informations relatives au potentiel exploitable, ce qui ouvre la voie à la surexploitation de la forêt et au blanchiment de bois, et limite considérablement les possibilités de contrôle des opérations d'exploitation. Le rapport souligne également que l'absence d'obligation d'informations sur les oeuvres sociales que l'industriel est tenu de réaliser au bénéfice des communautés prive parfois les populations de ces droits et les empêche de contrôler la conformité des investissements sociaux avec les engagements pris. De même, l'absence d'informations, aux niveaux na¬tional et local, sur les petits titres a permis un développement important de l'illégal dans ces permis. «Les motifs d'attribution ont souvent été fantaisistes, et ont contribué à transformer les simples opérations de récupération de petits volumes de bois en gigantesque activité d'exploitation forestière, au-delà des limites et des volumes autorisés », révèle-t-on.{module Publicité 300_250|none} Experts |






Dans son rapport 2009, le Centre pour l'environnement et le développement dénonce le manque de transparence dans ce secteur.