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L'ouverture sur le Cameroun::La grande consoude : Une thérapie contre les maladies respiratoires | Life and Style

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La grande consoude : Une thérapie contre les maladies respiratoires PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mercredi, 08 Septembre 2010 12:01

La grande consoude : Une thérapie contre les maladies respiratoires  Ses divers constituants font de cette plante, une active réparatrice des tissus.
La grande consoude encore appelée, oreille d'âne, est une plante très connue dans les milieux aquatiques. Elle pousse sous les peupliers, au bord des rivières, dans les lieux marécageux, les fossés et les sols gorgés d'eau. De nombreux botanistes trouvent en elle, une réserve inépuisable de nourriture et de sève grasse. Considérée comme l'une des meilleures plantes cicatrisantes, la consoude vient du latin consolida, de consolido, (je consolide, je répare). Le grec, symphytum, donne la même dénomination à ce végétal. Cette borraginacée jouissait, chez les anciens, d'une grande estime. Dioscoride (1er siècle), la prescrivait contre les crachements de sang et sur les hémorroïdes. Fernel (XVIe siècle), en composa un sirop longtemps réputé contre les maladies de poitrine, l'hémoptysie et la phtisie. Sa gloire s'éclipsa peu à peu dans les siècles suivants et c'est seulement au début du nôtre que le médecin anglais Macalister (1912) remarqua l'excellent effet de l'infusion concentrée de racine sur des ulcères rebelles à tout traitement. Il publia des observations qui incitèrent deux autres chercheurs anglais, Titherley et Coppin, à examiner la composition chimique de la plante. 

L'analyse montra un taux élevé d'allantoïne (substance épithéliogène) présente dans le liquide amniotique des mammifères. Par la suite, on y trouva du tanin, une huile essentielle, une résine, beaucoup de mucilage, etc., et aussi des alcaloïdes inoffensifs aux doses médicinales. Ces divers constituants font de la plante une active réparatrice des tissus, à la fois a antihémorragique, cicatrisante et calmante. On lui découvrit alors des vertus pour les cas consoude s'indique utilement des maladies des voies respiratoires: Bronchites, trachéites, toux rebelle. 
Ses propriétés cicatrisantes en font un adjuvant de valeur dans la tuberculose pulmonaire, où elle peut entraver l'hémoptysie. L'infusion concentrée (100 g de racine séchée pour un litre d'eau bouillante, laisser en contact une nuit) calme rapidement la diarrhée, favorise la cicatrisation des ulcères gastroduodénaux, combat l'inflammation des colites; une tasse après les repas ou au moment des douleurs. En usage externe, la racine fraîche, épluchée, bien lavée, ébouillantée, broyée, donne les meilleurs résultats. La décoction concentrée peut cependant la remplacer: 200 g de racine sèche, concassée, par litre d'eau; faire bouillir 20 mn à feu doux, à couvert. On utilisera l'une ou l'autre de ces préparations sur les ulcères, les plaies suppurantes, les escarres, les brûlures profondes. {module Publicité 300_250|none}

Les Dr Leclerc et Decaux (1943) ont obtenu un résultat spectaculaire d'une pommade à base de consoude sur un «vaste et profond ulcère variqueux» et le premier de ces deux praticiens a maintes fois observé l'efficacité de la plante dans les détériorations graves du derme. Les travaux de J.-L. Teissier (1947) attestent aussi que la grande consoude déterge les plaies, tarit les suppurations, entraîne une régénération rapide des tissus. Elle procure un soulagement rapide sur les brûlures du premier degré et la pulpe fraîche. 
Elle calme et cicatrise promptement les gerçures des seins: Les nourrices, autrefois, pratiquaient dans la racine fraîche une cavité de la taille d'un dé à coudre et y introduisaient le mamelon gercé; cette recette simple et sans danger, naguère bien connue dans les campagnes, convaincra celles qui l'utiliseront de la réelle efficacité des simples (quand on ne trouve que des racines trop petites, les nettoyer soigneusement, les réduire en pulpe et en faire des cataplasmes). 

Léger Ntiga
 

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