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Livres : Les manuels scolaires ne font pas courir les parents PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mercredi, 01 Septembre 2010 14:40

Livres : Les manuels scolaires ne font pas courir les parents Ceux rencontrés dans les librairies de Douala justifient cette tiédeur par l'absence des moyens financiers.
Cela a tout l'air d'un refrain parfaitement appris et maîtrisé par les libraires de Douala en cette veille de rentrée scolaire. «Comme vous le constatez vous-même, il n'y a pas d'affluence. L'année dernière, à une semaine de la rentrée des classes, nous étions débordés par le travail». Que non ! C'est que les libraires expriment leur déception quant au spectacle «décevant» et inattendu qui se présente à eux en cette veille de la rentrée scolaire 2010/2011. Ce lundi, 30 août, les différentes librairies parcourues ne font pas foule. Seuls quelques parents sont venus acheter les manuels de leurs enfants. D'autres, par contre, qui ne sont «pas encore prêts», viennent juste se renseigner sur les prix des manuels. A ces parents, les vendeuses de la librairie Ecobook située à Akwa, qui «s'ennuient» indiquent du doigt un tableau placé à l'entrée de la librairie. 

Sur ce tableau, il est affiché la liste des livres au programme pour cette année scolaire ainsi que les prix auxquels ces manuels doivent être vendus.
«Il n'y a pas d'argent. Nous attendons faire des prêts dans les réunions ou de bouffer une tontine pour assurer la rentrée de nos enfants. Surtout que le plus urgent est de payer la pension et d'inscrire les enfants. Les fournitures viennent après», affirme un parent. «J'attends de prendre mon épargne scolaire dans ma réunion...», poursuit un autre. Pourtant, dans certaines librairies, les mesures ont été prises pour combler les attentes des parents. « Nous avons même travaillé dimanche dernier. Nous croyions que comme nous entrons dans la dernière semaine de la rentrée, les parents se bousculeraient... Tel n'a pas été le cas », se désole Nadine Yowoua à la librairie Ecap sarl. A la librairie La Base, on affirme par ailleurs que «cela n'a pas toujours été ainsi. Généralement, à une semaine de la rentrée, nous sommes débordés par les parents. C'est vrai que c'est un peu plus difficile cette année».{module Publicité 300_250|none}

Prix
Même si ce n'est pas encore la grande affluence du côté des parents d'élèves, tout a déjà été mis en place pour les accueillir. La liste des manuels au programme scolaire est déjà disponible. Les livres eux aussi achalandent les différents rayons. Toute fois, quelques problèmes relatifs aux prix des fournitures, à leur diversité et à leur disponibilité, sont déjà au goût du jour. «Les parents sont confrontés à de nombreux problèmes. Il arrive qu'un même livre soit édité par plusieurs maisons d'édition. Certains manuels ont des années d'éditions qui varient d'un livre à un autre et aucune d'entre elle n'est précisée sur les listes des manuels scolaires», informe Nadine Yowoua à la librairie Ecap Sarl. Une situation qui renvoie les parents vers les différents établissements. Question pour eux d'avoir des précisions sur le livre retenu. Les libraires déplorent par ailleurs une différence de prix pratiqués entre ceux recommandés par le ministre et affiché sur les listes et ceux affichés.

«Les prix recommandés par le ministre des Enseignements secondaires sont plus bas que ceux de Messapresse. Mais, nous l'adoptons malgré tout, même s'ils sont en notre défaveur par peur des représailles des contrôleurs de prix», informe le responsable de la librairie La Base. Tout en fustigeant l'attitude du ministère qui «augmente les prix à sa guise», il souhaite une harmonisation des prix entre les deux parties. Pourtant, à la librairie Ecaf Sarl, ce problème semble ne pas être d'actualité. «On s'est arrangé à ce que Messapresse régularise les prix avec celui du ministre des Enseignements secondaires», soutient-on. A Ecobook, une librairie bilingue, on déplore l'absence sur le marché de certains livres pourtant inscrits sur la liste des fournitures scolaires. «C'est un problème d'imprimerie», déclare t-on ici. Une situation qui touche nombre de livres. C'est le cas de «Break Truth», livre d'anglais. Les manuels de cette édition des classes de 2nde, Premières et Terminales sont absents sur le marché. Dans le même ordre, le livre de français de l'éditeur Nathan pour les classes de 6ème et de 5ème manquent encore à l'appel.

Blaise Djouokep

 

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