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L'ouverture sur le Cameroun::Radioprotection : Le Cameroun à l’école de la codification | Informations

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Radioprotection : Le Cameroun à l’école de la codification PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mercredi, 01 Septembre 2010 13:59

Radioprotection : Le Cameroun à l’école de la codification  L'Agence en charge se met aux normes internationales en matière d'autorisation et inspection des sources ionisantes.
«Nous avons sollicité l'expertise d'un conseil de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), pour la validation de notre approche de travail. Ces opérations notamment l'inspection sont relativement récentes chez nous». Cette précision du directeur de l'Agence nationale de radio protection (Anrp), donne une plus grande indication de l'objet et l'étendue de la mission en cours de l'expert de l'Aiea, Tazi Saisout Mohammed dans le cadre de l'atelier sur les autorisations et inspections des sources de radioactivité dans le pays.
Parce que selon des études récentes présentées par Jean Félix Beyala de l'Anrp, le Cameroun compte 181 établissements hospitaliers utilisant les générateurs de rayons X. Ces données révèlent également que des sources radioactives sont inventoriées. Dans la région du Centre, on en dénombre 49. Le Sud compte cinq, 61 dans le Littoral, neuf dans le Sud-Ouest, 25 dans l'Ouest, sept dans l'Est du pays, 13 dans le Nord-Ouest, quatre dans l'Adamaoua, quatre dans le Nord et quatre dans l'Extrême-Nord. A cet inventaire, il faut ajouter neuf établissements industriels dans le Centre et le Littoral.
Toutes ces sources issues des équipements régulièrement utilisés dans les différents secteurs évoqués, sont porteuses de caractéristiques. Pour cette raison, l'Anrp les qualifie de «sources dangereuses». 

Aussi, la valeur «D est-elle considérée comme celle susceptible de causer des effets déterministes sévères». Au rang des risques évoqués, l'on retient l'exposition aux sources non blindées, autant que l'exposition interne à la source sous forme dispersée. C'est pour s'assurer la maîtrise de tout cet appareillage que l'Agence nationale de radio protection se dote d'un mécanisme de délivrance des autorisations.
Ce processus en cours de mise en place devant répondre aux normes internationales doit s'accommoder de l'onction de l'Agence internationale de l'énergie atomique. D'où la présentation par M. Beyala, de l'approche camerounaise de la procédure de délivrance des autorisations. Sont ainsi ciblés les unités industrielles du secteur de la radiographie industrielle, la brachytharapie (traitement par exemple du cancer localisé de la prostate), les calibrations, les jauges de niveau, les densitomètres, les éliminateurs d'électricité statique, etc. Autant de menaces donc qui en plus de nécessiter les autorisations, suggèrent les inspections dont Jean Félix Beyala dit qu'elles sont récentes.

Sources inventoriées
Au cours des opérations terrain, «en dehors des sources radioactives non scellées en médecine nucléaire, les sources scellées ont été catégorisées en fonctions de leur dangerosité (valeur D)», indique M. Beyala. Le travail de catégorisation des sources inventoriées de l'avis de ce technicien, s'est appuyé sur le guide de sûreté. La procédure du système d'autorisation en place prévoit dès lors, que la personne juridique demanderesse soumette son dossier sous la forme prescrite par le programme de protection radiologique. Ceci appelle la nomination d'un responsable de la protection radiologique dans la structure qui sollicite. Mais aussi l'énonciation des noms qualifications et formation des praticiens et des personnels travaillant avec les sources de rayonnement.

Ces premières dispositions doivent être suivies d'une description des systèmes de contrôle de l'organisation et la gestion de la sûreté radiologique aux fins d'identifier la personne juridique appropriée. Pour des raisons de sécurité, il importe selon Jean Félix Beyala, d'identifier le fournisseur du service de surveillance radiologique personnelle et la politique de distribution de dosimètres eu personnel. Ceci appelle de décrire les règles locales de travail et les procédures d'investigation en cas d'incidents, d'accidents et d'urgence. Dans ces conditions il est urgent d'appliquer une politique particulière pour les femmes notamment enceintes.
Sur la même lancée, l'énonciation d'analyses des doses individuelles et les niveaux de référence des actions apparaissent comme un impératif. Le programme de protection radiologique recommande enfin, d'énoncer les politiques de surveillance de zones contrôlées et surveillées. Des démarches auxquelles, le personnel de l'Anrp suit une formation depuis lundi, 30 août dernier.{module Publicité 300_250|none}

Pour Comprendre
De la radioprotection et ses principes
La radioprotection désigne l'ensemble des mesures prises pour assurer la protection de l'homme et de son environnement contre les effets néfastes des rayonnements ionisants. Les trois principes fondamentaux de la radioprotection, liés à la source et quelle que soit la situation, sont la justification (les sources de rayonnements ionisants ne doivent pas être utilisées s'il existe d'autres alternatives -par exemple, pas de radiographie si des résultats similaires sont obtenus avec une échographie-; de plus, les sources radioactives sont maintenant strictement interdites dans les produits de la vie courante (mais certains anciens détecteurs de fumée, certains anciens paratonnerres, ... peuvent en contenir).

Dans le cas des analyses médicales, c'est au médecin de faire la balance entre le bénéfice et le risque, le bénéfice que le patient retire de l'examen doit être supérieur au risque radiologique. L'optimisation qui est la recherche de l'exposition minimum nécessaire, elle correspond au principe As Low As Reasonably Achievable (Alara). La limitation, parce qu'il existe des limites annuelles d'exposition à ne pas dépasser: Elles sont les plus basses possibles, afin d'éviter l'apparition d'effets stochastiques. Chaque pays définit des limites réglementaires en fonction des recommandations de la Cipr.
L'Agence nationale de radioprotection du Cameroun (Anrp) a été créée le 31 octobre 2002 et a eu pour premier directeur général Robert Ndemba qu'a remplacé Augustin Simo.

Léger Ntiga

 

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