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La Constitution de la Republique du Cameroun
Des frustrations à la compétence PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mercredi, 01 Septembre 2010 12:59

Des frustrations à la compétence Le 24 août dernier, Philippe Camille Akoa a invité dans ses locaux du Feicom à Yaoundé, quelques patrons de presse, des rédacteurs en chef et des éditorialistes. Cette sélection au tamis était une stratégie : passer une information concise relative au rapport annuel 2009 du Fonds spécial d'équipement et d'intervention intercommunale, auprès des médias ciblés. Voulait-il éviter par cette manière de procéder, une dispersion de commentaires et d'analyses parfois incontrôlables ?
Le directeur général du Feicom a distillé quelques informations d'un intérêt qui mérite de revenir dessus. Il a dit en substance : pour la 4ème édition consécutive, le Feicom a distribué 30 milliards francs Cfa de crédits aux communes. Usant de son pouvoir, 2% de ce montant relève des crédits accordés directement par le directeur général, le restant étant passé par le conseil de crédit.
374 communes du Cameroun, des plus riches à celles à faibles revenus, peuvent bénéficier des concours financiers du Feicom pour faire face à leurs projets de développement socio-économique. Philippe Camille Akoa répondant à une question, affirme qu'avant sa nomination le 11 novembre 2005 comme administrateur provisoire du Feicom, il ne savait presque rien de cet organisme. Pour le restructurer, il avait dû aider 250 employés à partir. Pour terminer, le 20 septembre 2006, le Feicom était sorti de sa précarité fonctionnelle et financière. Celui là qui a œuvré à cette réhabilitation fut nommé directeur général de la même structure.
C'est un cas quasiment unique dans l'histoire managériale de ce pays : une entreprise qui est au bord de l'effondrement, subit une cure et se remet en scelle et en compétitivité par l'action d'une personne ou d'un groupe de personnes. Si le Feicom a réussi cette renaissance, il faut féliciter les acteurs de cette mue. 

Nous sommes malheureusement dans un pays où les bonnes nouvelles se font rares. Où, des personnes apparemment normales, ont subitement peur de dire ce qu'elles sont et évoquer ce qu'elles font avec le succès inhérent, comme si la norme s'est déplacée pour devenir ce qu'on fait mal. Et quand on fini même par bien faire, on a peur d'en parler par crainte parce « qu'on cherche à se faire voir ». Beaucoup de gens préfèrent demeurer « tranquilles » dans la grisaille que d'étaler ce qu'ils sont capables de faire. Dans une nation en quasi déperdition, il faut saluer et encourager ceux qui sont capables de sortir la tête de l'eau, car ils savent qu'on peut tout leur retirer, on peut tout leur refuser, mais personne ne touchera à leur honneur et à leur intelligence, quand ils ont bien travaillé.
C'est pour cela que nous exhortons l'actuel dg du Feicom à plus de lucidité pour nos communes.

La France, ce sont ses cathédrales
La France vante son histoire. Elle en est fière, et à raison. Elle provoque de l'admiration à travers le monde. Cette histoire, c'est aussi ses cathédrales. Ces joyaux d'architectures, legs à ce pays depuis le Moyen-âge par des bâtisseurs infatigables et imaginatifs. L'explosion de la construction des cathédrales commence entre 1130 et 1280 pour s'étendre à la seconde moitié du XXè siècle. Le gigantesque édifice de Notre Dame de Paris entame ses travaux en 1163, pour s'achever 200 ans après. Les cathédrales de Reims et d'Amiens voulurent lui arracher la vedette en beauté et en solidité, mais Notre Dame (de Victor Hugo) a résisté au point à être le seul monument au monde qui reçoit 14 millions de visiteurs par an.
La France compte à ce jour 45 de ces joyaux dans son patrimoine. Toutes ces cathédrales ont été magnifiquement construites dans les styles gothique, roman, byzantin et classique.

Les cathédrales de France attirent des millions de visiteurs dans l'Hexagone, avec des retombées financières immenses. Le coût de leur entretien est inscrit dans le budget du ministère de la Culture de France. Des écoles spéciales existent là bas en où sont formés des techniciens, des architectes en charge des réfections des monuments historiques. Quel bel exemple à copier !
Quand on pense ici à l'église d'Obout, d'Akono, de Foulassi, de Nkilzok, d'Oveng, d'Efok, toutes ces bâtisses qui ont fait aussi l'histoire de ce pays, quand on s'imagine comme elles sont en ruines ou en friche, il y a de quoi couler une larme.

De Xavier Messè

 

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