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| Capitanat : La valse du bout de tissu sur le bras |
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| Écrit par Mutations |
| Vendredi, 27 Août 2010 09:52 |
En rendant publique la nomination des vice-capitaines des Lions indomptables mercredi dernier, le ministre des Sports a relancé une polémique dont on pouvait se passer.On croyait le débat clos désormais sur la question du capitaine de l'équipe nationale. La retraite internationale de Rigobert Song et de Gérémi Njitap (même si ce dernier n'a encore fait aucune annonce publique à ce sujet) étant consommée, il allait de soi que l'attaquant vedette de l'Inter de Milan était plus que légitimé dans son siège de capitaine des Lions indomptables. En fait, il aurait fallu attendre ce moment post-Mondial 2010, et l'ouverture logique d'un nouveau cycle en sélection, pour que la transition au niveau du capitanat se passe sereinement et sans éclats de voix. Mais l'émotion et la précipitation l'emportèrent sur la raison, avec les conséquences désastreuses que l'on connaît dans les vestiaires par la suite. Il restait par la suite à désigner les vice-capitaines, ceux qui sont appelés à suppléer le capitaine en cas d'absence. Ceux là doivent forcément être des cadres de l'équipe nationale, c'est-à-dire des valeurs sûres et établies dont on ne peut se passer qu'en cas de blessure ou de suspension. En plus de ce critère purement sportif, le capitanat s'entoure généralement des critères humains pour ne pas dire psychologiques. Ceux qui sont appelés à porter le brassard d'une équipe doivent en être des leaders naturels, des meneurs d'hommes, des joueurs qui peuvent montrer l'exemple aux autres en termes d'engagement sous le maillot national et de compétitivité. Les deux nouveaux élus remplissent-ils ces critères ? La réponse est affirmative pour le critère sportif, Enow Eyong et Nicolas Nkoulou étant désormais des cadres dans cette sélection camerounaise en reconstruction. Seulement, ils ont peut-être été mis au charbon trop tôt, moins de deux ans après qu'ils eurent commencé à revêtir le célèbre maillot vert frappé de quatre étoiles sur la poitrine. Dans cette fournaise que sont les Lions indomptables, même l'exceptionnel Song Bahanag a dû attendre six ans après ses débuts internationaux pour devenir le porte-fanion de l'équipe du Cameroun. S'il fallait se tourner vers ceux qui gravitent vite les échelons, Benoît Assou-Ekotto était sans aucun doute le meilleur candidat pour le vice-capitanat...{module Publicité 300_250|none} Le choix de Enow Eyong, anglophone, reposerait ainsi davantage sur la béquille de sacro-saint équilibre linguistique. Un argument vaseux dès lors qu'il s'agit de la sélection nationale, différente de l'assemblée nationale, car ici l'on arrive parce qu'on est supposé être le meilleur à son poste. Claude Le Roy ne s'embarrassait pas ainsi que son effectif soit à plus de 80% composé des ressortissants d'un seul groupe ethnique. Alors, parlez -nous encore d'équilibre ! Emmanuel Gustave Samnick |











En rendant publique la nomination des vice-capitaines des Lions indomptables mercredi dernier, le ministre des Sports a relancé une polémique dont on pouvait se passer.