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| Santé : Ces bouteilles qui nous veulent du mal |
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| Écrit par Mutations |
| Vendredi, 27 Août 2010 06:33 |
L'hygiène n'est pas souvent la priorité des vendeurs d'oseille, de gingembre, etc. Qui soutiennent cependant le contraire.En sillonnant les rues de Yaoundé, difficile de louper ces vendeurs et vendeuses portant en équilibre un seau rempli de bouteilles de jus de gingembre, familièrement appelé djindja, d'oseille (foléré) ou de lait caillé (kossam). D'autres promènent leur marchandise dans des brouettes, à défaut d'avoir un emplacement permanent où pratiquer leur commerce. Et quand le soleil tape très fort, même le fonctionnaire sanglé dans un costume n'hésite pas à interpeller ces vendeurs, ambulants pour la plupart, afin d'étancher sa soif. «Moi, ça ne me dérange pas d'en boire car lorsque je travaille sous un soleil accablant, j'ai besoin d'un jus d'oseille pour me rafraîchir», explique Judith, une commerçante installée au marché Mvog-Mbi à Yaoundé. «J'achète ces produits parce qu'ils sont bons. Et les commerçants affirment avoir nettoyé les emballages avant leur utilisation», déclare un habitué rencontré au marché Mvog-Mbi. Etancher sa soif n'est donc pas le problème. C'est le contenant qui fait débat ; encore que certaines personnes rencontrées doutent des conditions d'hygiène dans lesquelles ces boissons sont fabriquées. Certains commerçants rencontrés disent ramasser leurs emballages dans des hôtels, à la fin de cérémonies (mariage, anniversaire, déjeuner d'affaires, etc.), dans les domiciles privés, par terre et même dans les bacs à ordures. D'autres jurent les acheter, le prix allant de 25 à 100 Fcfa l'unité. «Nous achetons les bouteilles en plastique au marché. D'autres bouteilles nous sont fournies par des personnes travaillant dans des hôtels», confie Alain, un vendeur du jus d'oseille.{module Publicité 300_250|none} Selon les commerçants approchés, ces bouteilles sont ensuite recyclées et «soumises à un traitement». «Lorsque j'achète les bouteilles au marché, je les lave avec du savon de ménage et du coton, en frottant l'intérieur et l'extérieur de celles-ci», affirme Vanessa, une autre commerçante qui assure être pointilleuse sur l'hygiène. Si, pour certains vendeurs de boissons, le savon et le coton sont des produits appropriés pour le nettoyage des bouteilles, pour d'autres, par contre, à l'instar de Taelle, «l'eau de javel, le savon en liquide et une eau tiède sont nécessaires». Pas de quoi rassurer les consommateurs. «Je ne consomme pas ces boissons, car je me préserve des maladies buccales», confie Jean-Pierre. «À l'heure où le choléra sévit au Cameroun, je m'abstiens de consommer ces boissons de peur d'attraper cette maladie ou la tuberculose», soutient Justin, un chauffeur de taxi. Et pour le Dr Mété Ngono, de l'hôpital central de Yaoundé, tout risque de maladie n'est pas effectivement écarté. Surtout qu'il est probable qu'une hygiène stricte ne soit pas respectée par les commerçants avant toute utilisation de ces bouteilles. Et dans ce cas précis, explique le médecin, «les consommateurs courent des risques. Ils peuvent être atteints de l'herpès labiale, qui se contracte par contact buccal, ou même attraper la tuberculose». Fleur Destinée (Stagiaire) |











L'hygiène n'est pas souvent la priorité des vendeurs d'oseille, de gingembre, etc. Qui soutiennent cependant le contraire.