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| Cacao Camerounais: Si qualité rimait avec quantité |
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| Écrit par 237online.com |
| Vendredi, 20 Août 2010 19:00 |
Comme l'océan et ses marées haute et basse, l'univers des arbres fruitiers fait alterner saisons de haute et de basse production. Le cacao n'échappe pas à cette règle. Les planteurs en tout cas le savent : la production redescendue sous la barre de 200 000 tonnes, au cours de la récente campagne, préfigure une bonne récolte cette année. Il n'y a donc pas de raison à s'alarmer. Le cacao est vraiment de retour. Avec ses prix à l'achat au producteur qui, depuis deux ans, se sont stabilisés au-dessus de mille francs. Ce constat a été fait une nouvelle fois avant-hier à Muyuka lors du lancement de la campagne 2010 – 2011. Les perspectives sont d'ailleurs meilleures,
avec l'entrée de plus en plus importante en production de la génération à haut rendement, hybride, précoce dont la vulgarisation s'est accélérée, il y a trois ans.Le cacao a de nouveau la cote. Dans les bassins de production, l'on a vu, lors de la dernière grande saison sèche, se manifester l'euphorie des planteurs. Par une inflation d'achat de motos, de téléviseurs et de groupes électrogènes. Du moins dans les villages où n'existe pas encore de réseau électrique, en ce qui concerne ce dernier gadget de la civilisation. Ainsi va le cacao dont l'âge d'or des années 70 avait généralisé l'introduction de la tôle ondulée et de la grande casserole en aluminium. Finie donc la morosité des années 90 lorsque le prix du kilogramme, dans ses heures les plus sombres, se situait en deçà de 150 F. Cette embellie est certes imputable à une remontée des cours. Les prix actuels font oublier au planteur le renchérissement des coûts des fongicides indispensables au traitement des cabosses. On doit aussi ce nouvel âge d'or du cacao au gouvernement qui a pris des mesures correctives aux avatars de la libéralisation. Cette dernière avait laissé sans assistance le planteur, face à des profiteurs de tout poil, avec des conséquences néfastes sur la qualité du produit. Des appuis ont été ainsi apportés à des Gic en matière de lutte contre les capsides à travers le projet d'appui à la protection du verger cacao café. Le Projet semencier cacao-café et la Société de développement du cacao mettent, pour leur part, à la disposition des planteurs, des semences améliorées pour la création ou la régénération de plantations. Ce cacaoyer de nouvelle génération est en outre susceptible d'arriver à la floraison au bout de 18 mois, pour un rendement pouvant plafonner entre 700 Kg et une tonne à l'hectare, si l'on s'en tient aux assurances que donnent ses promoteurs. Le gouvernement veille en outre au regroupement des ventes pour permettre aux planteurs d'écouler leur produit à un meilleur prix. En retour, il est attendu des producteurs qu'ils présentent un cacao de qualité. Bien fermenté, bien séché. Appel est également fait aux industriels camerounais afin qu'ils s'intéressent à la transformation des fèves. Il y a dans ce filon beaucoup d'argent à gagner et des emplois à créer. |
| Mise à jour le Vendredi, 20 Août 2010 20:06 |











Comme l'océan et ses marées haute et basse, l'univers des arbres fruitiers fait alterner saisons de haute et de basse production. Le cacao n'échappe pas à cette règle. Les planteurs en tout cas le savent : la production redescendue sous la barre de 200 000 tonnes, au cours de la récente campagne, préfigure une bonne récolte cette année. Il n'y a donc pas de raison à s'alarmer. Le cacao est vraiment de retour. Avec ses prix à l'achat au producteur qui, depuis deux ans, se sont stabilisés au-dessus de mille francs. Ce constat a été fait une nouvelle fois avant-hier à Muyuka lors du lancement de la campagne 2010 – 2011. Les perspectives sont d'ailleurs meilleures,
avec l'entrée de plus en plus importante en production de la génération à haut rendement, hybride, précoce dont la vulgarisation s'est accélérée, il y a trois ans.