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L'ouverture sur le Cameroun::Ibrahim Abdoulaziz : On ne peut pas laisser 300 chefs de famille dans la rue | Afrique Economie

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Ibrahim Abdoulaziz : On ne peut pas laisser 300 chefs de famille dans la rue PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Jeudi, 19 Août 2010 00:48

Ibrahim Abdoulaziz : On ne peut pas laisser 300 chefs de famille dans la rue La réaction du secrétaire général du Syndicat des travailleurs d'Hysacam Niger, à Niamey le 2 août 2010.
«Nous revendiquons nos salaires de trois mois et nous sommes mêmes dans le quatrième mois aujourd'hui. Jusqu'à présent on n'a pas eu nos salaires. La fois passée, nous avons été convoqués par l'Inspection du travail. On avait fait un procès verbal avec nos patrons devant témoins et ils ont dit qu'ils allaient nous payer à la fin de ce mois. Aujourd'hui on est le 02, donc on a été à l'inspection du travail pour savoir où on en est. Rien à signaler. Ils disent qu'il n'y a pas d'argent. C'est pour cela qu'aujourd'hui, après les efforts de l'inspection du travail, nous sommes obligés d'aller en justice.
Nous étions en plein travail quand on a été stoppé par notre directeur. En tant que délégué du personnel, j'avais interpellé le Directeur pour savoir pourquoi on devrait arrêter. Et il a dit que, eux ils ont travaillé mais la communauté urbaine a refusé de payer. Ensuite on a rencontré un de nos patrons venu du Cameroun ; on lui a demandé et il nous a fait bien comprendre que ce n'est pas un contrat sale. Ils ont fait le contrat avec tous les maires, avec le gouverneur. 

Donc aujourd'hui, quand on nous dit que c'est à cause de ce problème que la Communauté urbaine a arrêté le contrat entre Hysacam et eux, on ne comprend plus rien. Nous, on a besoin de notre travail. On était unis et un matin on nous a dit d'arrêter le travail. {module Publicité 300_250|none}Selon nos patrons, Hysacam depuis l'année dernière n'a pas été payé par la CUN, mais nous, on n'a pas travaillé pour la CUN. Moi j'ai rencontré l'administrateur délégué de la CUN qui m'a dit que je n'ai pas le droit de venir le menacer, parce qu'il n'a rien à f... avec nous. Je lui ai parlé de notre emploi, parce que c'est ça le plus important pour nous... Mettre les 300 pères de famille au chômage, c'est un problème.
Nous étions venus ici pour la réclamation de nos salaires, nos droits. Mais notre gros problème c'est l'emploi. On va en profiter pour parler au Procureur de la République, peut-être va-t-il faire quelque chose parce que nous on a besoin de notre emploi. S'ils ont arrêté Hysacam, ils devraient savoir où nous trouver du travail. Parce qu'il est dit que chaque Nigérien a droit à un travail. Nous, on n'a rien à f... avec leurs problèmes. Ils n'ont qu'à nous donner nos emplois. S'ils ne veulent pas nous recruter, ils n'ont qu'à nous laisser continuer notre travail avec nos patrons.»

Propos recueillis par R. Y. T.

 

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