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L'ouverture sur le Cameroun::Riposte : La réalité du contrat Hysacam avec les autorités de Niamey | Afrique Economie

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Riposte : La réalité du contrat Hysacam avec les autorités de Niamey PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Jeudi, 19 Août 2010 00:41

Riposte : La réalité du contrat Hysacam avec les autorités de Niamey Nous avons, reçu de Hysacam samedi dernier, 14 août, les précisions suivantes.
1 - Historique du marché
La Communauté Urbaine de Niamey, devant les difficultés considérables à assainir la ville de Niamey a engagé en 2008 des discussions avec la société HYSACAM avec pour objectif la propreté de la ville de Niamey. Ces discussions appuyées de plusieurs missions de prospection et d'études vont aboutir le 19/11/08 à la signature du marché n°0001/2008/PCCUN/DST entre la Communauté Urbaine de Niamey et HYSACAM d'un montant FCFA TTC 5 920 059 600 sur 5 ans. Ce marché est financé par le budget de la CUN et celui de l'Etat.
L'avance de démarrage des travaux (article 12 du contrat) ne sera pas honorée.
Cette réalité va contraindre l'entreprise à revoir sa stratégie notamment en préfinançant son installation dans la ville à hauteur de près de 700 millions : 500 millions de FCFA par la mise à disposition depuis Novembre 2008 de 10 camions de collecte et du matériel de travail (pour la maintenance et l'exploitation) et pour les cent (100) premiers jours d'activités, près de 200 millions de FCFA ont été engagés par le groupe comme fonds de roulement de fonctionnement car le premier paiement n'est intervenu que vers le 10 Mars 2009. 

2 - Principaux acquis
La remise à niveau de la propreté de la ville qui a été organisée principalement pendant la période allant de Novembre 2008 à Janvier 2009 a permis d'assainir les axes principaux et certains quartiers qui étaient jonchés de décharges sauvages.
Il faut relever que cette multitude de décharges dans le fait doit être mise au compte de la multiplicité des opérateurs non professionnels sur lesquels la ville n'avait pas grand contrôle. A ce jour, un site unique de décharge aménagé reçoit la totalité des déchets collectés de la ville.
Ce contrat a permis une meilleure gestion de grands évènements de l'époque : 50e anniversaire de la proclamation de la république, jeux de la CENSAD et plusieurs visites officielles de hautes personnalités étrangères.
Après 19 mois de travail dans la ville de Niamey, plus de 153 000 tonnes de déchets ont été collectées. Il reste certes des points de dépôts, mais leur éradication butte aux difficultés de trésorerie de la ville qui se voit contrainte d'imposer des limites quantitatives d'ordures à collecter (300 tonnes par jour).
En outre, au-delà de la propreté permanente de la ville capitale qui commençait à se ressentir concrètement, ce contrat a permis de créer près 300 emplois pour des jeunes nigériens nécessiteux et de maitriser la gestion des déchets dans la CUN. Il faut aussi relever la formation progressive de la main d'œuvre locale aux métiers de la propreté constitue un acquis technologique important.

3. Difficultés.
Irrégularité des paiements. Malgré ces acquis, les paiements sont restés inconstants et très irréguliers.
Du fait de cette irrégularité des paiements et des retards conséquents (voir Art.8 du contrat) qu'elle entraîne dans la paie des salaires, le service a connu des perturbations dues aux grèves.
Depuis le début de l'année 2010, le service a été perturbé par 03 (trois) grèves liées aux mêmes raisons.
Ordre de service. L'ordre de service (Art. 28) pour la deuxième année de contrat n'est toujours pas signé après plus d'un semestre de prestations (le dernier a pris fin le 20 novembre 2009) avec toutes les conséquences que cela a entrainé sur le plan financier.
Toutes ces difficultés ont eu pour conséquence une forte perturbation du programme des investissements mis en place et une récurrence des conflits avec les fournisseurs et le personnel.

4-Situation actuelle.
A ce jour nous vivons un arrêt temporaire de travail depuis le 17 Juin 2010. Les informations concernant cette situation et toutes nos difficultés ont été transmises à l'Administrateur Délégué de la CUN, maître d'Ouvrage qui nous a conseillé d'attendre les résultats de l'audit actuellement engagé, pour définitivement statuer sur la présence d'Hysacam à Niamey.{module Publicité 300_250|none}

5. CONCLUSIONS
Cependant le plus préoccupant dans ces dysfonctionnements est l'absence de dialogue sincère, la désinformation, comme cela apparait dans certains journaux nigériens. Cette situation est préjudiciable à l'image même du Niger à l'extérieur, en même temps qu'elle met à mal, les ambitions panafricaines qui ont prévalu à la signature de ce contrat. Les faits sont têtus, et il facile de vérifier l'ensemble des éléments énoncés ci-dessus. Un article signé par Ali Soumana, sous le titre "Les contours de la suspension de contrat avec Hysacam" dans le N°114, du journal "le "Courrier" daté du 22 juillet 2010, en page 7, est à ce titre particulièrement symptomatique de la désinformation.
(...) La venue d'Hysacam à Niamey était la preuve que l'intégration africaine, par l'économie, le transfert des compétences sud-sud, est possible.
(...) Dans l'œuvre d'assainissement et de clarification entreprise par la Junte, il nous semble, qu'un programme pour maintenir la propreté dans la ville, par une équipe professionnelle est indispensable. Renforcer le sentiment en chaque nigérien, que la propreté est un droit, un devoir, un bien public est l'affaire de tous, participe de la construction consciente d'une citoyenneté responsable.
Pendant plusieurs mois nous avons été l'objet de plusieurs types d'agressions, d'incompréhensions, de malentendus. La désinformation continue peut faire naître un sentiment de xénophobie qui peut créer l'insécurité de notre équipe encore en place.
Nous ne le répéterons jamais assez : nous sommes au Niger pour partager une expertise africaine avec des africains, fournir des emplois et apporter notre contribution au développement du Niger.
Nous souhaitions que cela soit compris ainsi, et ainsi seulement.

La Celcom, Hysacam

 

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