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| Yaoundé : La galère des jeunes filles camerounaises dans les commerces chinois |
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| Écrit par CamerounLink |
| Mercredi, 18 Août 2010 05:54 |
Celles-ci rencontrées dénoncent le traitement inhumain qui frise l'exploitation, auquel elles sont soumissent. Des longues journées de travail et un salaire humiliant.Un tour dans un des commerces chinois peut bien être un concours de sauvetage des jeunes filles qui servent dans ces lieux d'intenses activités. Nous sommes au carrefour Biyem assi, il est 16h. C'est l'heure de pointe et l'engorgement est insupportable. Les klaxons de voitures en rajoutent à l'inconfort de cette fin de journée qui a connu une chaleur de plomb. A ce niveau, deux commerces chinois se regardent en face. Les fleurs, valises et autres ustensiles de cuisines qui débordent sur la véranda montrent bien que le cadre est achalandé. Des entrées et sorties régulières sont un signe que les affaires marchent. Dans cette ambiance, l'un des serveuses, l'air agar, visiblement affamée et fatiguée, nous conduit vers l'un des rayons. Dans le marchandage pour l'achat d'un pot de fleur, elle nous propose que « si tu achètes à 3.500 au lieu de 4.000frs que je te propose, je vais déclarer que c'est 3.000frs et là tu me donnes les 500frs là ». Marché conclu et passé. Après notre service, la jeune fille nous confie qu'elle n'a pas encore mangé depuis le matin. Il est bien sur 16h 32min. « Nous arrivons ici à 7h30 au plus tard et repartons au plus tôt à 21h. Si tu es en retard, on coupe sur ton salaire à la fin du mois », nous confie t-elle. A la caisse, on trouve une jeune Au près des gérants chinois, pas d'explication ! Dans un français ébréché, l'une d'eux nous répond « nous n'avions rien à vous dire ». Et le regard violent de son compagnon juste à quelques mètres de nous, peut vite tourner à une séance fatale de Kung fu. Au niveau du ministère du Commerce, difficile de connaître des clauses de cette coopération commerciale dite « gagnant gagnant », qui s'est vite muée en gagnant perdant pour les jeunes camerounais. |








Celles-ci rencontrées dénoncent le traitement inhumain qui frise l'exploitation, auquel elles sont soumissent. Des longues journées de travail et un salaire humiliant.