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Union africaine : La moisson du sommet de Kampala PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Cameroon Tribune   
Jeudi, 29 Juillet 2010 10:58

Union africaine : La moisson du sommet de KampalaMobilisation contre les islamistes, refus de coopérer à l'arrestation du président soudanais et débat éludé sur les Etats-Unis d'Afrique sont à inscrire dans les annales.
De nombreuses résolutions ont été adoptées à l'issue du 15e sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine (UA), du 25 au 27 juillet à Kampala, capitale de l'Ouganda. L'organisation continentale a décidé d'envoyer plusieurs milliers de soldats supplémentaires pour combattre les insurgés islamistes en Somalie, sur fond de menace croissante d'Al-Qaïda et de ses mouvements affiliés sur le continent. Concrètement, selon Jean Ping, président de la commission de l'UA, engagement a été pris
d'apporter rapidement un renfort de 4 000 hommes aux 6 000 chargés aujourd'hui de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio. Les six pays membres de l'organisation est-africaine Igad (Autorité inter-gouvernementale pour le développement) ont promis 2.000 hommes, la Guinée, un bataillon (environ 800 hommes) et Djibouti s'est également engagé à fournir des renforts au nombre non précisé, selon M. Ping.

En outre, l'UA a renforcé les règles d'engagement de sa force en Somalie (Amisom) afin de l'autoriser à "attaquer de façon préventive" en cas de suspicion d'agression en préparation contre elle, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, le lieutenant colonel Felix Kulayigye. Après avoir évoqué le cas d'un autre mouvement africain affilié à Al-Qaïda, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a annoncé dimanche avoir exécuté un otage français, Michel Germaneau, enlevé au Sahel en avril, l'UA a demandé à sa Commission de lui présenter des propositions pour renforcer la coordination anti-terroriste entre ses membres, notamment en matière judiciaire et policière.

Sur le Soudan, l'UA "réitère sa décision selon laquelle les Etats membres ne doivent pas coopérer à l'arrestation du président el-Béchir du Soudan", désormais poursuivi également pour génocide au Darfour par la CPI, selon le texte d'une des décisions finales. L'UA a enfoncé le clou en refusant d'accueillir un bureau de liaison de la CPI auprès de son siège d'Addis Abeba.

Enfin, un débat a été particulièrement éludé. Celui des Etats-Unis d'Afrique, cher au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui a rouvert le dossier. Le président en exercice de l'UA, le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a refusé que le débat s'engage sur les compétences supranationales de la future autorité et la création de trois ministères à l'échelle du continent, estimant que cette question avait été largement débattue et qu'il n'était pas nécessaire d'y revenir.

Bon à savoir, une trentaine de chefs d'Etat - sur 53 pays membres - ont pris part au sommet de Kampala. Une nouvelle fois, le thème officiel du sommet, la mortalité maternelle et infantile a été éclipsé par l'actualité du continent.

 

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