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L'ouverture sur le Cameroun::Industries extractives : Les journalistes à l’école de la transparence | Economie

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Industries extractives : Les journalistes à l’école de la transparence PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Lundi, 26 Juillet 2010 08:48

Industries extractives : Les journalistes à l’école de la transparenceLa coalition «Publish what you pay» (Pwyp) a organisé un atelier à l'intention des homes de medias samedi dernier à Yaoundé.
Comment s'organisent les appels d'offres dans le domaine minier? Comment se négocient les contrats d'exploitation ? Que reversent les multinationales aux gouvernements et quels sont les bénéfices qu'elles enregistrent dans leur activité ? Telles sont les préoccupations qui ont constitué le menu de l'atelier organisé samedi dernier à la Fondation Muna par la coalition Publish what youp ay (Pwyp).

Construit autour de l'Initiative de transparence sur les industries extractives (Itie) à laquelle le Cameroun a adhéré depuis 2005, l'atelier se voulait un cadre de réflexion sur les voies et moyens d'amener les hommes de médias à promouvoir la transparence dans ce domaine, au regard des immenses ressources naturelles dont bénéficie le pays dans son sous-sol, et des grands projets miniers annoncés dans les mois à venir.
Aussi, la coalition Pwyp entend-elle mener des campagnes de sensibilisation à l'endroit des gouvernants afin de rendre public le contenu des contrats et de mieux négocier ceux-ci pour éviter les erreurs du passé. «C'est la totale dissymétrie qui existe au départ entre le moment où sont négociés les contrats et l'instant où ils sont paraphés qui plombe les bénéfices auxquels auraient pu prétendre les Etats et qui rend difficile la transparence», explique Honoré Ndoumbe, membre de la coalition.
D'après lui, seules les multinationales détiennent les moyens de procéder à l'exploration. «Il est difficile de négocier avec les gens qui ont la technologie, la technique, l'expertise avérée dans le domaine de l'exploration pétrolière par exemple, et les financements nécessaires pour les investissements. A partir de ce moment, c'est eux qui déclarent le potentiel des réserves, ce qu'elles ont investi et ce qu'elles entendent verser à l'Etat.» {module Publicité 300_250|none}

Contrats
Autre problème identifié par les séminaristes, la nomenclature des contrats. Il arrive selon plusieurs responsables de la coalition, que les contrats qui sont proposés aux Etats ne soient pas rédigés par leurs experts. «Les multinationales apportent des contrats clés en main aux Etats sur la base desquels les négociations sont menées ; mais le volume et le décryptage de ces documents encyclopédiques fait que les uns et les autres dans les Etats, ne lisent pas et ne comprennent pas ce qui y est souvent dit», indique Valery Nodem.
Pour que le Cameroun profite donc des ressources issues des industries extractives, il est urgent selon Evelyne Tsague de Revenue Watch institute, que les Etats s'approprient la lettre de la chaîne des valeurs. Celle-ci va de la décision d'extraire à la bonne dépense des revenus en passant les contrats et concessions, les conditions fiscales, la collecte des revenus, l'économie des revenus aléatoires et l'impact sur les conditions de vie des populations. «En adhérant à lItie, le Cameroun a accepté de faire la transparence dans le domaine des industries extractives ; les journalistes doivent aider les populations à avoir l'information réelle dans ce domaine en faisant des descentes sur le terrain ou encore dénonçant les irrégularités observées dans ce domaine», explique un membre de Pwyp.

Pierre Célestin Atangana

 

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