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L'ouverture sur le Cameroun::Afrique centrale : La grippe humaine et le Sida dans le viseur des militaires | CEMAC

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Afrique centrale : La grippe humaine et le Sida dans le viseur des militaires PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Jeudi, 22 Juillet 2010 11:01

Afrique centrale : La grippe humaine et le Sida dans le viseur des militairesLa conférence des services de santé des armées pour la prévention de ces maladies se tient à Yaoundé.
Le Palais des congrès de Yaoundé est bondé, depuis mardi dernier, de hauts gradés des armées du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale, de la République centrafricaine, de Sao-Tomé et du Tchad. Les participants planchent sur l'implication des services de santé militaire dans l'extension de la prévention et de la surveillance du Vih/Sida à celles de la grippe humaine et autres infections émergentes et ré-émergentes. Selon le ministre de la défense, Edgar Alain Mebe Ngo'o :
«les services de santé militaire s'intègrent harmonieusement dans nos systèmes [d'Afrique centrale] de santé publique. Si en temps d'opérations, ils s'occupent spécifiquement des populations militaires, en temps de paix, ils travaillent aussi bien pour les militaires que les civils.

C'est à ce titre que la santé militaire s'implique dans la surveillance de la grippe humaine, du Vih/Sida et autres infections. Ceci d'autant plus que ces fléaux représentent de réels dangers pour nos troupes».
En outre, M. Mebe Ngo'o indique que ces fléaux réduisent la capacité opérationnelle des troupes avec un impact sécuritaire au niveau international où elles sont souvent sollicitées. S'agissant du cas du Cameroun, le chef du centre de recherche pour la santé des armées (Cresar) le colonel médecin Foé Essissima, indique qu'au début des années 90, l'Armée camerounaise a commencé à s'impliquer dans la surveillance du Sida chez les hommes en tenue et en 2009, elle s'est impliquée dans celle de la grippe humaine. La surveillance du Vih/Sida avait pour objectifs la détermination de la séroprévalence et l'amélioration de la prévention tandis que celle la grippe visait la détection des cas et la caractérisation des souches circulantes du virus.{module Publicité 300_250|none}

Séroprévalence
A en croire Foé Essissima, l'enquête de séroprévalence menée en 2002 dans les trois régions militaires du pays a porté sur 2500 personnes dont 245 ont été testées séropositives, soit un taux de séroprévalence de 9,8%. Celle de 2005 a porté sur 3900 personnes dont 283 ont été trouvées Vih+, soit un taux de séroprévalence de 11,3%. Par ailleurs, l'ensemble des différentes activités menées a abouti à la création du Cresar et des centres d'information, de counselling et dépistage du Vih/Sida.
Pour ce qui est de la grippe humaine, à ce jour, un total de 121 personnes (30 militaires et 91 civils) ont été dépistées dans les formations sanitaires militaires. Trente cas positifs de grippe ont été détectés parmi lesquels 9 cas (deux militaires) de grippe pandémique Ah1N1 en 2009, 18 cas dont 3 militaires de grippe B et trois cas entre mars et mai, avec une prépondérance de la grippe pandémique en mars et celle de la grippe B en avril. Les travaux de Yaoundé vont déboucher sur la mise en place d'un réseau pour la prévention et la surveillance de la grippe humaine, du Vih/Sida et des infections émergentes et ré-emergentes.

Georges Alain Boyomo

 

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