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L'ouverture sur le Cameroun::Les producteurs de pâtes alimentaires au Cameroun crient famine | Economie

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Les producteurs de pâtes alimentaires au Cameroun crient famine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par APA   
Jeudi, 22 Juillet 2010 03:41

 Les producteurs de pâtes alimentaires au Cameroun crient famineYaoun­dé (Ca­me­roun) L'as­so­cia­tion des pro­duc­teurs ca­me­rou­nais de pâtes ali­men­taires vient à nou­veau de sai­sir le gou­ver­ne­ment sur le « péril » qui pèse sur le sec­teur, inon­dé par des pro­duits étran­gers ne res­pec­tant pas les normes.
Dans un mes­sage adres­sé au mi­nistre du Com­merce (MIN­COM­MERCE), Luc Ma­gloire Mbar­ga Atan­ga­na, ils si­gnalent la sur­abon­dance de ces den­rées im­por­tées sur le mar­ché local, sans cer­ti­fi­cat de confor­mi­té.

L'As­so­cia­tion in­dique ainsi que 70 marques de pâtes ali­men­taires sont en cir­cu­la­tion dans le pays, dont la plu­part sont de qua­li­té dou­teuse et avec des dates de pé­remp­tion non ga­ran­ties.
Le Ca­me­roun dis­pose d'une ca­pa­ci­té de pro­duc­tion an­nuelle de 45.​000 tonnes de cette den­rée très consom­mée ici, pour quelque 15 mil­liards FCFA d'in­ves­tis­se­ment. Il pour­rait, à ce titre, ali­men­ter toute l'Afrique cen­trale.
Pa­ra­doxa­le­ment, s'étonnent les pro­duc­teurs lo­caux, les pâtes ali­men­taires im­por­tées re­pré­sentent, en terme de vo­lume et de ré­fé­rences, en­vi­ron 60% et 85% des parts de mar­ché.

De plus, leurs prix sont lar­ge­ment in­fé­rieurs à ceux pro­po­sés dans les mar­chés du pays, du fait no­tam­ment à la po­li­tique de sub­ven­tions pra­ti­quée dans plu­sieurs es­paces éco­no­miques oc­ci­den­taux.

« Notre sec­teur est en sous ac­ti­vi­té parce que le gou­ver­ne­ment laisse faire. Il tourne à peine à 30 ou 45% de sa ca­pa­ci­té de pro­duc­tion, ce qui na­tu­rel­le­ment amène les pro­duc­teurs lo­caux à en­ga­ger de dou­lou­reux plans so­ciaux », a ex­pli­qué à APA le pré­sident de ce re­grou­pe­ment pro­fes­sion­nel, Cé­les­tin Ta­wam­ba, qui vient de sus­pendre le mon­tage dans son pays d'une usine de fa­bri­ca­tion de se­moule de blé dur pour un in­ves­tis­se­ment de 2 mil­liards FCFA.

De même, ap­prend-​on, une des quatre uni­tés de pro­duc­tion de pâtes ali­men­taires vient de mettre la clé sous la porte, vic­time de cette concur­rence dé­loyale.

L'As­so­cia­tion des pro­duc­teurs ca­me­rou­nais de pâtes ali­men­taires dé­nonce le laxisme des pou­voirs pu­blics en ma­tière de res­pect des normes de qua­li­té des pro­duits en­trant dans le pays.

Cé­les­tin Ta­wam­ba ré­fute la thèse d'une ten­ta­tive de pro­tec­tion­nisme, en pé­riode de mon­dia­li­sa­tion et de li­bé­ra­li­sa­tion, mais sou­haite « un mi­ni­mum de pro­tec­tion de l'in­dus­trie lo­cale ».

S'agis­sant de l'Agence na­tio­nale des normes et de la qua­li­té (ANOR), il constate qu'elle fait la pro­mo­tion des in­dus­tries étran­gères aux­quelles elle dé­livre des lettres de dé­ro­ga­tion à la pelle, faute d'ou­tils de vé­ri­fi­ca­tion de la confor­mi­té des pro­duits.{module Publicité 300_250|none}

L'As­so­cia­tion qu'il pré­side sou­haite ainsi, de­puis 3 ans, la ré­vi­sion, tous les 6 mois, des va­leurs de ré­fé­rence en confor­mi­té avec un texte da­tant de 2006.

Elle in­siste pour le re­lè­ve­ment de la va­leur de l'as­su­rance, in­dis­pen­sable au ré­ta­blis­se­ment de la com­pé­ti­ti­vi­té des pro­duits lo­caux, mais aussi l'ins­tau­ra­tion d'un vé­ri­table contrôle pour l'ob­ten­tion des cer­ti­fi­cats de confor­mi­té.

« Mais les au­to­ri­tés ne ré­pondent pas à nos cor­res­pon­dances et ne re­çoivent per­sonne », se dé­sole Cé­les­tin Ta­wam­ba.

Sous-​di­rec­teur des études au MIN­COM­MERCE, Mau­rice Leuyou re­con­naît que ce dé­par­te­ment a reçu « plu­sieurs re­quêtes » des pro­duc­teurs ca­me­rou­nais, en même temps qu'il fait état de mul­tiples mis­sions de contrôle de qua­li­té et des prix sur le ter­rain, dont les in­ves­ti­ga­tions ont sou­vent donné lieu à des sai­sies, à des des­truc­tions ou à des ventes aux en­chères pu­bliques.

 

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