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| Mondial-2010 : le Malien Bina Koulibaly, mascotte devenue, prêt à mourir pour l'équipe du Cameroun |
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| Écrit par XINHUA |
| Vendredi, 18 Juin 2010 06:52 |
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Sans qualification, le natif du quartier « Lafa gogo » (en bambara la paix) de Sikasso au Mali, est un amoureux du football depuis l'âge de 12 ans, partant des Aigles du Mali, l'équipe nationale malienne, en passant par la Côte d'Ivoire jusqu'au Cameroun où il s'est installé après le rendez-vous continental organisé par son pays. C'est grâce au mémorable coup de tête de François Omam Biyik, attaquant du Cameroun, et à la victoire historique de ce pays d'Afrique centrale face à l'Argentine (1-0) à la Coupe du monde italienne en 1990 que le Malien devient admirateur des Lions indomptables, nom de baptême de l'équipe nationale du Cameroun. L' aventure de Bina Koulibaly, 38 ans, en tant que supporter inconditionnel du Cameroun commence véritablement à la CAN 1998 au Burkina Faso à laquelle il prend part. Deux ans plus tard, il est également présent à l'édition organisée par le Ghana et le Nigeria. Une compétition remportée par le Cameroun devant le Nigeria en finale après les tirs aux buts (5-4). En 2002 dans son pays, la passion de cet homme pour les Lions indomptables du Cameroun surprend les Maliens. « J'avais été pris pour cible. Après la défaite des Aigles du Mali face aux Lions du Cameroun (3-0), les Maliens qui croient beaucoup aux fétiches, m' avaient accusé d'être le féticheur des Lions indomptables », raconte-t-il. « J'avais été arrêté avec Ngando Picket [ndlr : Camerounais, principale mascotte des Lions indomptables consacrée en 1998 par l' ancien ministre des Sports Joseph Owona] puis bastonné par les forces de l'ordre maliennes. C'est grâce à l'intervention de Roger Milla que nous avions été libérés », explique-t-il. C'est une libération sous condition avec une injonction de quitter le territoire malien dans les 48 heures après le match. « C'est grâce à feu Marc Vivien Foe [ndlr : milieu de terrain camerounais décédé lors d'un match Cameroun-Colombie à l'occasion de la Coupe des Confédération en juin 2003 à Lyon en France], à qui je rends un vibrant hommage, que j'avais été embarqué dans l'avion de la délégation camerounaise pour le Cameroun », affirme-t-il. Depuis lors, Bina Koulibaly voyage avec la délégation camerounaise. «C'est le ministère des Sports et de l'Education physique (MINSEP) qui me fait toujours voyager. Cette fois, je suis surpris de ne pas faire partie de la délégation alors que des jardiniers en font partie », s'insurge la mascotte des Lions indomptables. « Nous avons appris de la bouche des responsables du MINSEP que le Premier ministre avait décidé de ne pas emmener les supporters, faute de moyens financiers », explique-t-il. {module Publicité 300_250}C'est grâce aux subsides qu'accordent le MINSEP et la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) aux supporters lors des grandes compétitions que Koulibaly parvient à nourrir ses deux enfants issus de l'union avec une camerounaise. Des idoles, il en beaucoup dans le monde du football camerounais : François Omam Biyik, Roger Milla, Marc Vivien Foe, Rigobert Song, Parick Mboma, Samuel Eto'o, Alexandre Song, Souleymenou Hamidou. Il doit beaucoup à ces deux derniers. « Chaque fois que j'ai des problèmes, c'est généralement Alexandre Song et Souleymanou Hamidou qui me viennent en aide », dit-il. La défaite du Cameroun lundi contre le Japon (0-1) a ressemblé à un deuil pour lui. « J'ai attrapé de violents maux de tête à cause de cette défaite », soutient cet homme, qui affirme aimer les couleurs du drapeau du Cameroun : vert, rouge et jaune. « Ma moto, les draps que je me couvre avec, les assiettes et les cuillères avec lesquelles je mange, sont peints aux couleurs du Cameroun ». Malgré cette défaite, il croit aux chances de qualification du Cameroun pour le second tour. Outre les Lions indomptables du football, il exprime également sa passion sportive en faveur des équipes camerounaises de handball et de basketball. |
| Mise à jour le Vendredi, 18 Juin 2010 09:46 |






