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L'ouverture sur le Cameroun::Yéoville : Un quartier de Camerounais en plein Johannesburg | Coupe du Monde

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Yéoville : Un quartier de Camerounais en plein Johannesburg PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Jour   
Mercredi, 16 Juin 2010 11:47

Yéoville : Un quartier de Camerounais en plein JohannesburgDans cet endroit réputé non sécurisé, on peut également manger de la cuisine locale. A Yeoville ce 15 juin 2010, le visiteur camerounais nouvellement arrivé se croirait à l'avenue Kennedy de Yaoundé. Des groupes de jeunes, debout ou assis, discutent en regardant sans cesse dans tous les sens.
Au bas des immeubles, en plein air, des femmes improvisent des salons de coiffure ou des séances de pose de vernis à ongles. Des vêtements de seconde main, des chargeurs de téléphone, des cartes de recharge téléphonique, des bonbons et des cigarettes sont vendus à même le sol. Des vendeurs ambulants se baladent dans les rues. Devant la sortie des supermarchés, d'autres personnes vendent des carottes, des tomates, des laitues, des oranges et des légumes sur des bâches en plastique étendues à même le sol. A l'approche d'un potentiel client, des dizaines de personnes accourent avec leurs marchandises à la main. « Hello ! Can I help you ? Orange ? Fruits ?», peut-on entendre. « Yeoville c'est le quartier de la débrouillardise », explique Beny, un Camerounais qui dit y vivre depuis quinze ans.

Le quartier, l'un des plus pauvres de la ville, est essentiellement composé d'émigrés. « On retrouve une forte communauté camerounaise dans ce quartier », ajoute Beny. Dans les rues, on entend parler l'ewondo, le bangangté et d'autres dialectes du Cameroun. Des enseignes telles que « La Camerounaise » ou « Fan club Samuel Eto'o » confirment la présence en ces lieux de nos compatriotes. « Je veux que tout le monde se sente ici comme au pays, d'où ce nom », explique Blanche Tonoué, la propriétaire de La Camerounaise, un restaurant dans lequel on peut manger du beignet-haricot, du poisson braisé, du condrè, du ndolè ou encore de la sauce de gombo accompagnée de couscous.
Le quartier a également la réputation d'être insécurisé. Il s'y raconte des histoires d'agressions, de meurtres et de vente de drogue. « Je ne supporte pas cette violence. Je suis encore à Yeoville parce que je vis chez quelqu'un. Dès que j'aurai un boulot, j'irai habiter ailleurs», martèle Elvis, arrivé en Afrique du Sud il y a trois mois. Edna Mamonyane, le porte-parole de la police municipale, joint par téléphone à partir du poste de police de Yeoville, assure cependant que le quartier est sécurisé. Pour Sophie Ribstein, une journaliste installée à Johannesburg depuis trois ans, «c'est un quartier dans lequel on fait de la bonne cuisine africaine. Il faut juste être prudent. Ne pas flâner dans les rues, changer de trottoir lorsqu'on voit arriver un groupe de personnes ou encore ne pas garer sa voiture dans un endroit isolé ». La jeune femme révèle qu'elle y vient régulièrement et qu'elle n'a jamais eu de problème.

Durant la Coupe du Monde de football, les Camerounais se réunissent dans les restaurants du quartier pour suivre ensemble, les matchs de leur pays.

 

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