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L'ouverture sur le Cameroun::CEMAC : Une nouvelle impulsion | CEMAC

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CEMAC : Une nouvelle impulsion PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Cameroon Tribune   
Lundi, 07 Juin 2010 11:57

CEMAC : Une nouvelle impulsionLa multiplication des rencontres au sommet au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale est de bonne augure. Elle nourrit l'espoir d'une impulsion nouvelle voire d'une accélération dans la quête d'une intégration qui, selon des avis autorisés et pertinents, a longtemps traîné le pas. Sans remonter loin dans le temps, l'on peut observer que depuis le début de l'année 2010, les chefs d'Etat de la CEMAC se sont déjà concertés à deux reprises. Ils ont pris d'importantes décisions lors du 10e sommet ordinaire tenu à Bangui les 16 et 17 janvier derniers, notamment le principe de la rotation par ordre alphabétique des Etats membres au niveau de toutes les institutions, organes et institutions spécialisées de la Communauté, mettant ainsi fin au consensus de Fort-Lamy. Ils ont également pris acte des diligences entreprises en vue de la finalisation de dossiers majeurs pour l'accélération du processus d'intégration en Afrique centrale. Il s'agit notamment du programme de renforcement des capacités de la Commission, destiné à doter celle-ci de ressources humaines en quantité et en qualité suffisantes ; de la libre circulation des personnes au sein de l'espace CEMAC et son corollaire, à savoir la mise en œuvre du passeport biométrique CEMAC. Sur ce dernier point, la date butoir fixée par l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile internationale) au début du mois de mars 2010, est aujourd'hui dépassée. La 5e réunion d'experts du comité de suivi et d'évaluation des mesures relatives à la libre circulation des personnes, tenue à Douala du 10 au 12 février 2010, faisait observer que deux pays n'avaient pas encore souscrit aux exigences requises. Le troisième dossier portait sur l'envol de la compagnie aérienne communautaire, Air CEMAC dont le siège a été fixé à Brazzaville. Enfin, les chefs d'Etat ont approuvé le programme économique régional (PER) et demandé en conséquence à la Commission d'en étudier les voies et moyens de la mise en œuvre.

Trois mois environ après Bangui, les chefs d'Etat de la CEMAC se sont retrouvés à Malabo, en Guinée Equatoriale, pour inaugurer le parlement de la CEMAC. Occasion idoine pour évoquer ensemble l'évolution des institutions communautaires dont le chef de l'Etat équato-guinéen est président dédié aux réformes.

Voici le sommet extraordinaire qu'accueille aujourd'hui Brazzaville. Il n'est pas sans intérêt de rappeler que Denis Sassou Nguesso, chef de l'Etat congolais, est le président en exercice de la CEMAC. Troisième rendez-vous en moins de six mois, ce sommet apparaît comme un indicateur du nouvel esprit qui souffle sur la CEMAC. Certes les traditions des rendez-vous extraordinaires veulent qu'un sujet unique figure à l'ordre du jour. Cependant, s'agissant de l'intégration régionale en Afrique centrale, tous les sujets déjà évoqués à Bangui y concourent. La finalisation des dossiers relatifs à la libre circulation des personnes ainsi qu'à Air CEMAC qui aurait dû prendre son envol le 1er mai avec le concours précieux du partenaire technique South Africa Airways est d'autant plus urgente que les délais ne sont pas fixés par la CEMAC. La solution au problème des ressources humaines, est tout aussi important pour l'opérationnalité effective des programmes de la CEMAC.

Enfin, le contexte international incite à une impulsion nouvelle. Pour ne citer qu'un exemple, la déclaration finale du récent sommet Afrique-France exhortait les Etats à renforcer la coopération régionale dans la quête des solutions aux menaces transnationales comme le terrorisme, la piraterie, la drogue, sans oublier les problèmes de développement et d'environnement. Pour les peuples comme pour les Etats d'Afrique centrale, les attentes urgentes nécessitent des concertations régulières, des décisions appropriées et le suivi de la mise en œuvre.

 

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