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L'ouverture sur le Cameroun::Les ONG camerounaises veulent une meilleure gestion des déversements de pétrole | Environnement

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Les ONG camerounaises veulent une meilleure gestion des déversements de pétrole PDF Imprimer Envoyer
Écrit par AFP   
Vendredi, 30 Avril 2010 21:27

Les ONG camerounaises veulent une meilleure gestion des déversements de pétrole Trois ONG camerounaises ont estimé vendredi que le gouvernement devait renforcer sa capacité de gestion des déversements d'hydrocarbures après la fuite de pétrole en mer le 22 avril au large de la station balnéaire de Kribi (sud), dans un communiqué de presse à l'AFP.
"La capacité du gouvernement à gérer les déversements pétroliers doit être renforcée" afin de lui permettre "d'être opérationnel en cas d'incident majeur", écrivent le Centre pour l'environnement et le développement (CED), la Fondation camerounaise d'actions rationalisées et de formation sur l'environnement (Ficarfe) et le Réseau de lutte contre la faim (Relufa).

Ces organisations demandent notamment à Yaoundé de rendre public et opérationnel un plan approuvé en 2009 pour faire face aux déversements accidentels de pétrole.

"C'est inquiétant que le gouvernement camerounais ne puisse pas établir et publier son propre bilan de cet incident" du 22 avril, a affirmé dans le communiqué Valery Nodem, responsable du Relufa.

Selon la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco) qui gère l'oléoduc Tchad-Cameroun, "moins de cinq barils de pétrole se sont déversés dans la mer" à Kribi, principale ville touristique du pays, lors d'une opération d'enlèvement de brut sur un terminal. Ce pétrole a été "traité", selon Cotco.

"On ne peut accepter de courir le risque de subir un accident pétrolier majeur à Kribi. Ce serait désastreux pour l'environnement et l'économie locale", a prévenu pour sa part Samuel Nguiffo, secrétaire général du CED.

L'incident du 22 avril constitue le deuxième déversement accidentel de brut dans les eaux camerounaises depuis la mise en service en 2003 du pipeline Tchad-Cameroun, selon les trois ONG.

Ces déversements en mer "seront lourds de conséquences à long terme. La destruction des espèces marines, la pénurie de poisson, la pollution de l'eau, porteront fatalement un coup dur à l'environnement", a affirmé Honoré Ndoumbe Nkotto, coordonnateur du Ficarfe.

Long de 1.050 kilomètres, l'oléoduc Tchad-Cameroun a été construit pour relier les champs pétrolifères de Doba, dans le sud-ouest tchadien, au terminal maritime camerounais de Kribi.
 

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