• Mesdames et Messieurs les membres du Comité National d’Organisation des Cinquantenaire, • Honorables invités, • Mesdames, Messieurs des médias, Dans la vie des Nations, il est des dates et des chiffres qui ont une signification et une valeur symbolique particulières. Ainsi 1960, 1962.
1960 : cette année-là, le Cameroun accédait à la souveraineté internationale. 50 ans plus tard, le Cameroun se souvient.
L’année d’après, en 1961, notre pays, qui, tour à tour, avait vécu sous le joug colonial allemand, puis anglo-français, retrouvait son unité perdue.
En mettant sur pied le Comité National d’Organisation des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun, le Chef de l’Etat, S.E.M. Paul BIYA, entend marquer d’une pierre blanche, la célébration de ce double évènement fondateur de la Nation camerounaise. Et surtout souligner que l’acte de foi, le pari sur l’avenir des Fondateurs de la Nation camerounaise sont aujourd’hui couronnés de succès.
En effet, fonder une nation, c’est d’abord un acte de foi. Les Pères fondateurs de la Nation camerounaise avaient foi en cette Nation qu’ils nous ont laissée en héritage. Les Pères fondateurs –je veux dire, toutes les filles et tous les fils de ce pays qui, très tôt, ont rendu vivant le sentiment d’avoir, ensemble, quelque chose en commun– ont assumé la volonté de vivre ensemble, de construire un pays, une Nation, avec les attributs caractéristiques d’une telle entité : un hymne, un drapeau, une devise.
Fonder une Nation, c’est aussi relever un gigantesque défi, faire un pari énorme. Cela suppose la paix mais nous le savons tous, la paix parmi les hommes n’est pas gratuite ; cela suppose aussi l’unité, celle-ci n’est pas fortuite, il faut la construire ; et au-delà de l’unité, l’intégration, à laquelle il faut pouvoir parvenir.
Fonder une Nation, c’est encore pouvoir la faire exister dans ce qu’il est convenu d’appeler le « concert des Nations », et qui, malgré son nom, est loin d’être une symphonie parfaite.
Mesdames, Messieurs, Il a fallu traduire la célébration des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun dans une représentation symbolique, la donner à voir à travers une image forte. Qui donc, mieux que les Camerounais eux-mêmes, pouvait concevoir, et traduire dans une image de synthèse, cette double Célébration ?
En dévoilant ce jour, le LOGO officiel des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun, je voudrais tout d’abord souligner l’engouement que le concours pour sa confection aura suscité auprès des Camerounaises et des Camerounais. Ils sont en effet 241 à avoir concouru. Je voudrais ensuite et surtout, au nom du Président de la République, féliciter chaleureusement, une fois encore, tous les artistes dont les œuvres ont été distinguées, avant de m’appesantir sur celle retenue par le Chef de l’Etat, pour être le LOGO officiel des Cinquantenaires. Il s’agit d’une image qui épouse la forme du Globe terrestre. Au milieu du Globe, la carte du Cameroun. A la base de l’image, à sa fondation en quelque sorte, les Armoiries nationales. Le LOGO nous montre un Cameroun porté par des mains que l’on devine expertes, car, elles ont su maintenir notre unité ; elles ont su, ouverte l’une sur l’autre, construire un pays qui vit en paix à l’intérieur de ses frontières, qui vit en paix avec ses voisins. Paix symbolisée par une colombe.
Ainsi se décline, selon notre lecture – mais il y en a certainement d’autres – l’image qui désormais, servira de LOGO officiel, à la Célébration des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification du Cameroun. Pour conclure, je voudrais saluer l’impressionnante présence du secteur privé à cette cérémonie, aux côtés des membres du Comité Nationale d’Organisation, des représentants des partis politiques, des autorités religieuses, ainsi que des représentants de la société civile.
Votre intérêt croissant à nos activités et votre forte implication dans l’organisation de la commémoration des Cinquantenaires constituent une illustration éloquente de la qualité de la relation entre le secteur privé et le secteur public au Cameroun. La concession par l’Etat aux entreprises privées des droits d’exploitation, sous diverses formes, du LOGO des Cinquantenaires procède de la volonté affirmée du Chef de l’Etat de faire éclore au Cameroun un partenariat actif et dynamique entre le secteur public et le secteur privé. En associant si étroitement le secteur privé à la commémoration des Cinquantenaires, le Chef de l’Etat a voulu lui exprimer toute son appréciation pour la contribution inestimable de l’entreprise citoyenne à la marche du pays durant ces 50 années.
Le LOGO des Cinquantenaires découvert ce matin va être décliné sous plusieurs formes. Le vœu du Chef de l’Etat est que tous les acteurs de la vie nationale se l’approprient dans les meilleurs délais. Ce sera là la première manifestation de leur volonté de participer aux festivités des Cinquantenaires.
• Mesdames, Messieurs les Opérateurs économiques,
Par votre réseau de distribution maillant l’ensemble du territoire, vous saurez contribuer à une diffusion rapide de ce LOGO, et donc à sa popularisation.
• Mesdames, Messieurs les Représentants des partis politiques, • Mesdames, Messieurs les Représentants des autorités religieuses, • Mesdames, Messieurs les Représentants de la société civile et de la famille des médias,
En vous associant à ces festivités, le Chef de l’Etat entend signifier qu’il compte sur vous. Vous qu’on écoute dans les églises, les temples et les mosquées. Vous qu’on écoute dans les villages. Vous qu’on écoute dans les meetings. Vous qu’on écoute et lit. Il compte sur vous pour que ces « Noces d’Or » soient pour nos compatriotes, de l’intérieur comme de l’extérieur, l’occasion de s’enrichir de leurs différences, de se donner la main, de se rassembler autour de leur drapeau pour sentir leurs cœurs battre à l’unisson.
Puisse, dans le firmament de notre cher et beau pays, la Colombe de la paix, que nous venons d’immortaliser par ce LOGO, voler toujours plus haut que le faucon.
Puisse son chant d’amour et de paix se répandre aux quatre coins du Cameroun.
Tel est le mot de la fin, mot marqué du sceau indélébile de l’espérance.
Je vous remercie de votre bienveillante attention.
Martin Belinga Eboutou, Président du comité d'organisation des cinquantenaires de l'indépendance et de la réunification
|