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| CACAO CAMEROUNAIS, POURQUOI PAS ? |
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| Écrit par 237online.com |
| Mardi, 29 Septembre 2009 12:54 |
Les années de gloire du secteur agricole sont-elles de retour ? La production camerounaise de cacao a dépassé les 200 milles tonnes. Une situation qui donne de penser à cette période pendant laquelle la croissance économique a été particulièrement rapide entre 1970 et 1980 ; puis entre 1980 et 1986 due à la bonne santé des cultures de rentes en l’occurrence café, cacao. L’occasion est ainsi donnée de revisiter non seulement les années de gloire du secteur agricole, mais aussi, les défis de ce secteur dont les embellies extraordinaires réalisés sembles passer inaperçus.
Cacao camerounais, pourquoi pas ? Des experts prédisent des lendemains encore meilleurs. Le cacao, cette culture de tradition est-elle en pleine modernisation ? Une renaissance imputable à une remontée des cours qui suscite beaucoup d'espoirs après la chute enregistrée dans les décennies 1980 et 1990. A l'Office national de commercialisation du cacao/café (ONCC), on se réjouit de la situation actuelle. La qualité des produits entrés à la SICCACAO et à CHOCOCAM, des industries de transformation du cacao, s'est améliorée. 53,30% de cacao sont des produits de grade I et II contre 40 au cours de la campagne 2007/2008 et 20% pour la campagne 2006/2007. La quantité du cacao en fèves, transformée localement a augmenté de 14,97 %, soit 3 763 tonnes par rapport à la campagne précédente. Un cacao camerounais de plus en plus sollicité Le cacao camerounais est exporté vers 13 pays, mais les 80% sont exportés vers la Hollande. La Malaisie, pays producteur de cacao sollicite aussi de manière significative le produit venant du Cameroun. Le marché asiatique continue de s'étendre avec l'arrivée de l'Inde et de la Chine. Au cours de la campagne 2008/2009, cinq nouveaux acheteurs se sont enregistrés : Belgique, Chine, Inde, Italie, Grande Bretagne. Les Etats-Unis se sont quant à eux retirés. Pour la campagne 2009/2010, on prévoit un surplus de 150.000 tonnes. Pari gagné ? Après avoir stagné autour de 100 000 tonnes depuis les années 1960, la production de cacao a franchi la barre symbolique des 200 000 tonnes durant la dernière campagne. Le cacao avait en effet été victime de la libéralisation de la filière et "sacrifié sur l'autel de la diversification des cultures", mais "Le gouvernement a su prendre des mesures pour corriger les avatars de la libéralisation, qui portent aussi bien sur la production que la commercialisation", estime le journal Cameroun Tribune. Des semences améliorées sont proposées aux planteurs, des facilités permettent aux planteurs d'écouler leurs produits à un meilleur prix. L’ONCC crée en 1991 sur les cendres de l’ONCPB plaide en faveur d’un rôle d’encadrement de régulation et de suivi des acteurs qui n’ont parfois aucuns repères ni appuis. Notons que 2,2 milliards de nos francs sont prévus cette année pour la filière cacao. Ce n’est pas suffisants disent les professionnels, mais c’est déjà un pas. Cependant, l’objectif des 300 000 tonnes prévus d’ici 2025 quoique peu ambitieux semble tout de même raisonnable et raisonné. Pari gagné oui, mais des défis à relever tout de même. Des défis majeurs malgré tout. Au niveau de la consommation, de l’intéressement de la jeunesse à l’agriculture et du renouvellement des cacaos cultures. Difficile de booster le secteur par une consommation locale. Ce n’est certes pas le recours pour une ambition au niveau interne ; vu les 2% chiffré au taux de consommation camerounais. Le revenu du camerounais moyen ne lui permet pas encore de s’offrir un petit déjeuné complet chaque matin. De façon générale, les pistes de l’éducation sont à entrevoir, filière secondaire sanctionnée par un diplôme en agriculture pourquoi pas ? La modernisation du secteur avec les 300 000 ha sur l’étendue du Cameroun qui semble vieillissantes est à entrevoir. C’est un exemple qu’on pourra copier de la Côte d’Ivoire qui, malgré la guerre est restée premier producteur mondial. Un accroissement de 30% du taux de production obtenu à la suite d’une production de 1 800 000 tonnes. Les années de gloire du secteur agricole (1960 à 1986) {module Publicité 300_250}Le Cameroun au lendemain de l’indépendance s’est engagé à encourager le développement des cultures de café et du cacao en milieu rural. S’appuyant du système des plans quinquennaux, il était question de développer et de moderniser le secteur rural. Timide dans la première décennie, la croissance économique a été particulièrement rapide entre 1970 et 1980 et entre 1980 et 1986. La fin de l’année 1977 marque véritablement l’entrée du Cameroun dans l’exportation du pétrole tant et si bien qu’à partir de 1980, cette matière première devient le principal produit d’exportation du Cameroun. Le taux moyen annuel de croissance du PIB par habitant en termes réels au Cameroun passe d’environ 1.2% entre 1960 et 1966 à près de 3.4% entre 1967 et 1979, pour atteindre le chiffre de 9% entre 1980 et 1986. Parmi les mesures les plus significatives des plans quinquennaux en faveur du monde rural, figurent l’institution des comices agropastoraux, l’installation des jeunes agriculteurs dans leurs villages respectifs et dans les zones de colonisation agricoles, le renforcement de la recherche agronomique et de la multiplication des sociétés d’encadrement agricole. Sur le plan économique, cette politique a fait du secteur agricole le véritable poumon de l’économie nationale au vue des 70% de la population active impliquée, de sa contribution au PIB (plus de 30%) et de son poids dans les recettes du pays en devises (70%). Eddy Patrick DONKENG, 237online.com |
| Mise à jour le Vendredi, 18 Juin 2010 12:43 |






Les années de gloire du secteur agricole sont-elles de retour ? La production camerounaise de cacao a dépassé les 200 milles tonnes. Une situation qui donne de penser à cette période pendant laquelle la croissance économique a été particulièrement rapide entre 1970 et 1980 ; puis entre 1980 et 1986 due à la bonne santé des cultures de rentes en l’occurrence café, cacao. L’occasion est ainsi donnée de revisiter non seulement les années de gloire du secteur agricole, mais aussi, les défis de ce secteur dont les embellies extraordinaires réalisés sembles passer inaperçus.
